La poésie est partout, ou alors je me trompe et elle n’existe pas! Aussi, outre les spectacles basés sur mes textes et toujours en tournée (
Ni Cage ni nid, ou encore
Poketo Poketo poketo poumpoumpoum) je tiens à la mettre à la portée de tous. Ainsi, je colle en ville sur les poteaux, les feux rouges, les panneaux publicitaires des stickers, des autocollants, des affiches, des banderoles larges et visibles qui indiquent «
C’est le chant qui tient les arbres debout, non le cuir des portefeuilles » ou «
L’urgent ne fait pas le bonheur« . Loin de slogans de pub, la poésie est lente et doit macérer, infuser, prendre le temps de trouver son sens. Loin des couleurs criardes, le texte est blanc sur noir, parti de linogravures réalisées en mon atelier sur des déchets de linoléum. Plus que jamais, la voilà nécessaire, génératrice, prometteuse de printemps.Voici donc que se retrouvent trois passions : la Rue, dont je suis issu, frère des corbeaux et des chiens errants, paysage infini dont on ne touche jamais les bords. La Poésie, dite ou écrite, gravée ou tatouée, lettres et voyelles bavardes et fruitières. La Gravure enfin, plastique forte et puissante.
Chaque matin , imprimer un soleil noir sur la page blanche du jour. Voilà.
De mes rêves d’enfance, seuls les baisers de ma mère me manquent un peu.
Aujourd’hui, Stephane Georis Alias Timotéo Sergoï est l’auteur d’une vingtaine de livres. De la poésie, des réflexions sur son métier, une biographie voyageuse de Blaise Cendrars, un recueil de ses carnets de voyage, un essai sur la place du poète dans la révolution (Apocapitalypse chez Territoires de la Mémoire) et deux recueils d’aphorismes. En 21, c’est un bookleg chez Maelström qui proclame « D’après Google, vous êtes poète! » et donne un mode d’emploi pour en coller partout. En 2024, le livre « Marcher loin des écrans fait de nous des oiseaux » raconte le merveilleux voyage de Namur (B) à Brive-la-Gaillarde (F-19) pour aller porter le cadeau d’anniversaire à ses (mes) petits-enfants. J’en profite pour écrire chaque jour sur les murs. Il existe maintenant un poème de 801km de long entre les deux villes. Vous le trouverez dasn le livre, édité chez l’Arbre à paroles (Amay-B).